J'ai perdu 100 € de caution parce que je n'ai pas signé l'état des lieux de sortie
Vers la fin de mon séjour chez un propriétaire à Avignon, on a fait l'état des lieux de sortie ensemble, et tout s'est bien passé : ma chambre ainsi que les parties communes étaient propres, comme lors de l'état des lieux d'entrée. Après ça, j'ai appelé le propriétaire, étant à ce moment-là dans ma nouvelle ville, pour lui demander ma caution. Il m'a dit : « après ton départ, j'ai découvert qu'il y a des taches par terre, ce qui a abîmé la peinture », et il m'a cité une liste de charges : main-d'œuvre, peinture et d'autres choses. Donc il m'a dit tout simplement : « tu n'auras pas ta caution complète, je vais t'enlever 100 euros ! » J'ai voulu argumenter qu'il n'avait pas le droit, il m'a dit : « soit tu la payes, soit tu ne reçois même pas le reste de la caution. » Et tout ça à cause de moi, de mon ignorance : il fallait signer l'état des lieux de sortie, et comme ça, devant la loi, il n'a aucun droit de te voler. Il faut toujours tout noter lors de l'état des lieux d'entrée, prendre des photos et les envoyer au propriétaire sur place par mail ou WhatsApp pour qu'elles restent comme preuve. Et pareil, il faut signer l'état des lieux de sortie. Il ne faut jamais se dire que le propriétaire était sympa avec moi, qu'il est cool et tout. En France, personne n'est ton ami, il faut toujours faire les choses avec les bonnes pratiques.
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Mon expérience de garde à vue(cellule) en France : je ne m’y attendais absolument pas
Je suis salarié en France et j’étais en vacances avec des amis. Un soir, on est sortis faire un tour dans leur ville. À un moment, mon ami est entré dans une dispute avec quelqu’un et, très vite, ça s’est transformé en bagarre. Moi, sans vraiment réfléchir, je me suis jeté dans la bagarre. Quelqu’un a appelé la police et ils nous ont tous emmenés au commissariat. Ils ont pris la déposition de chacun de nous, puis ils nous ont dit qu’on avait droit à un seul appel pour prévenir quelqu’un de notre famille. J’ai appelé ma famille. J’avais déjà plus de 1 000 appels manqués, parce qu’on avait dû attendre environ 3 heures avant de pouvoir donner notre version des faits. Je leur ai dit : « Je sors dans 2 heures maximum et je vous appelle. » Je ne savais absolument pas que j’allais passer la nuit là-bas. Après nos dépositions, ils ont mis chacun de nous dans une cellule différente pour la garde à vue. Je ne comprenais toujours rien à ce qui se passait. J’étais complètement surpris. Moi, je pensais sortir dans quelques heures, alors j’ai commencé à leur dire : « Mais moi, je n’ai rien à voir dans cette histoire. Ce sont les autres qui se sont battus entre eux ! » Personne ne répondait vraiment. J’ai demandé au moins à pouvoir passer un autre appel pour prévenir ma famille que je ne rentrerais finalement que le lendemain. On m’a répondu : « Vous avez droit à un seul appel par 24 heures. » Putain… qu’est-ce que je fais ici ? Je suis entré dans la cellule vers 3 heures du matin. Ils m’ont dit que j’allais rester au moins 24 heures, le temps que le policier judiciaire arrive. C’est lui qui devait remplir notre dossier et l’envoyer au juge pour que celui-ci prenne une décision. La cellule était vide et sombre. Ils ont fermé la porte et je suis resté là, complètement perdu, en essayant de comprendre comment j’avais pu me retrouver dans cette situation. Ma famille était dans une autre ville, sans aucune nouvelle de moi. Je me suis dit qu’ils devaient être morts d’inquiétude. J’ai commencé à repenser à toute ma vie. J’ai presque fait la liste de tous les péchés que j’avais pu commettre et je me suis dit : « Plus jamais je ne veux me retrouver dans une situation pareille. » J’ai pensé à tous les prisonniers qui passent 20, 30 ans ou même plus en prison, et je me suis demandé comment ils pouvaient supporter ça. Vers 3 heures du matin, ils ont fait entrer un autre mec, arrêté avec 20 g de drogue. Au moins, je n’étais plus seul. Peu importe qui était avec moi, à ce moment-là, je voulais juste avoir quelqu’un dans la cellule. Le temps ne passait pas. Pas de téléphone, pas de télévision, rien. Juste le silence, l’obscurité et ton cerveau qui n’arrête pas d’inventer des scénarios : « Est-ce que je vais sortir demain ? Est-ce que je vais être emprisonné ? Et surtout, comment va ma famille ? Ils doivent être terrifiés. » On n’a pas dormi jusqu’à 8 heures du matin. J’ai commencé à demander à pouvoir passer un appel. Personne ne répondait. Ils ne répondaient que lorsque tu voulais aller aux toilettes : tu appuies sur un bouton et quelqu’un vient. À 9 heures, ils ont fait entrer un autre gars. Un vrai clochard, arrêté avec une voiture volée et de la drogue, avec ses amis. Je lui ai raconté ma situation et il m’a dit : « T’inquiète, tu vas sortir au plus tard à midi. » À 10 heures, ils m’ont appelé pour prendre mes empreintes, mon ADN et mes photos. À ce moment-là, je me suis vraiment demandé ce qui était en train de se passer. J’avais l’impression d’être traité comme si j’avais tué quelqu’un. Je suis retourné dans ma cellule et j’ai essayé de dormir pour faire passer le temps. Mais le temps ne passait jamais. Il était maintenant 11 heures et ma famille n’avait toujours aucune nouvelle de moi depuis la veille. Je suis devenu fou de colère. Je les appelais toutes les 30 minutes pour demander si je pouvais au moins prévenir ma famille. Finalement, ce n’est qu’à 17 heures que le policier judiciaire est arrivé pour faire mon dossier. Je lui ai raconté toute l’histoire. Il m’a dit qu’il allait envoyer le dossier au juge, mais qu’il était fort probable que je doive passer encore une nuit ici, le temps de faire les vérifications nécessaires. J’ai dit que c’était impossible. Je lui ai demandé au moins de me laisser passer un appel. Je devais absolument prévenir ma famille. Depuis la veille, ils ne savaient absolument rien de ce qui m’arrivait. On m’a encore dit qu’il fallait attendre la décision. J’ai attendu encore. À 18 heures, finalement, le juge a pris sa décision. Ils nous ont laissés sortir avec une amende de 800 €. Moralité de l’histoire: Ne rentrez jamais dans une bagarre, quelle que soit la situation. Vous êtes dans un pays qui n’est pas forcément le vôtre et, quoi qu’on en pense, une situation qui paraît banale peut très vite devenir quelque chose de beaucoup plus sérieux. Restez loin des problèmes, respectez les règles et surtout, connaissez vos droits. Parce que l’ignorance de ses droits peut rendre une situation encore plus difficile. Pour ma part, une chose est sûre : je ne me jetterai plus jamais dans une bagarre qui ne me concerne pas.
Mariage de deux Marocains à la mairie de Marseille : bloqué deux fois pour des incohérences de nom et d'adresse
Franchement, j’ai vécu une vraie galère pour me marier à la mairie des 2e et 3e arrondissements de Marseille. J’avais préparé tous les documents nécessaires pour moi et ma femme, en pensant que tout allait passer crème. On n’avait absolument aucun doute sur le fait que le dossier pouvait être bloqué… et pourtant, ça s’est bloqué deux fois. La première fois, en arrivant à la mairie, ils ont relevé un problème concernant le nom composé de ma femme. Sur certains documents, son nom composé était écrit en un seul mot, alors que sur sa copie intégrale d’acte de naissance, les deux parties du nom étaient séparées. Pourtant, il s’agissait exactement du même nom composé et de la même personne. Malgré cela, ils nous ont demandé de retourner au consulat marocain pour obtenir un document officiel prouvant qu’il s’agissait bien de la même personne. Ensuite, il fallait reprendre un autre rendez-vous à la mairie. Lors du deuxième rendez-vous, ils ont trouvé un autre problème : son lieu de naissance et son lieu de résidence au Maroc ne correspondaient pas exactement. Pourtant, c’était la même adresse et il n’y avait jamais eu de changement d’adresse. Le problème venait simplement du fait que sur un document, seule une partie de l’adresse était écrite, et sur un autre document, le reste de l’adresse apparaissait. Ils nous ont donc demandé de justifier le lien entre les deux. Finalement, nous avons dû faire modifier les informations au Maroc pour que l’adresse soit écrite exactement de la même manière partout. Ce qui était vraiment difficile, c’est que certaines remarques nous ont semblé très déplacées, voire discriminatoires. Par exemple, ils nous disaient directement : « Vous pouvez rentrer chez vous pour vous marier ». Franchement, j’ai eu l’impression qu’ils compliquaient énormément les choses. Mon conseil : avant de partir à votre rendez-vous, analysez absolument tous vos documents dans les moindres détails. Il ne faut laisser aucune incohérence, même minime : un nom écrit légèrement différemment, une adresse abrégée ou une information formulée autrement… tout peut devenir un motif de blocage.
Changement de statut étudiant vers passeport talent à Marseille : près d'un an sans titre de séjour
J'étais étudiant avec un visa étudiant. Après mon stage, j'ai reçu une promesse d'embauche verbalement en juin de la part d'une boîte (l'erreur 1 : il fallait demander une promesse écrite). J'avais deux choix : soit demander l'APS (récépissé), soit une prolongation. Je me suis dit que si je demandais la prolongation, je resterais toujours étudiant et, pour ne pas rentrer dans des procédures compliquées avec la boîte, par exemple demander un CDD le temps que je fasse le changement de statut et après repasser en CDI, j'ai fait la demande de l'APS en juillet par poste. Je pensais que ça allait vite être traité, que j'aurais un récépissé et que je pourrais travailler sans attendre la demande d'autorisation de travail. Je ne savais pas qu'il fallait mettre un formulaire qui spécifiait si je voulais renouveler en tant qu'étudiant (je poursuis encore mes études) ou faire un changement de statut vers salarié (l'erreur 2). Donc, l'agent de la préfecture qui a traité mon dossier a compris que je voulais renouveler mon titre en tant qu'étudiant alors que moi, je voulais changer vers salarié. Ils m'ont retourné le dossier en septembre. J'ai pris un rendez-vous pour régler le problème, ils m'ont donné le formulaire à remplir pour marquer que je voulais salarié. J'ai renvoyé le tout par la poste (car la préfecture de Marseille ne prend plus les demandes d'APS sur place). À partir de fin septembre, je suis sans papier, sans argent. Heureusement, pour le logement, j'étais au CROUS, ils avaient validé le dossier en mai pour l'année prochaine avant que mon visa étudiant expire fin août. En parallèle, j'étais en train de passer des entretiens pour trouver un travail dans le domaine, en disant au recruteur que j'avais fait la demande et que j'attendais la réponse. J'ai réussi à trouver un travail avec Passeport Talent (que j'ai perdu après 1 mois dans la période d'essai, car le client a voulu juste un remplaçant le temps qu'un autre arrive). C'est là qu'il m'est venu l'idée de faire la demande du Passeport Talent en ligne. Dans le dossier, j'ai mis l'attestation employeur. Ils m'ont répondu dans les 24 h pour dire que l'attestation employeur devait être tamponnée. J'ai refait la demande auprès de l'entreprise, puis j'ai refait la demande en ligne pour le Passeport Talent. Après 48 h, ils m'ont demandé aussi le contrat. Comme je n'avais pas de papier, je ne pouvais pas signer un contrat. La solution était de déposer la promesse d'embauche au lieu du contrat le 28 octobre. Depuis cette date jusqu'à avril 2026, silence radio, aucune réponse. À ce moment-là, le CROUS demande la garantie Visale de la nouvelle année 2026 et puisque je n'ai pas de séjour, donc pas de Visale, j'ai commencé la guerre. Je recevais chaque semaine des mails et des réponses. J'ai fait un mail où je me suis engagé à payer à temps mon logement et, dès que je recevais la réponse du titre de séjour, je leur faisais parvenir. J'ai perdu la CAF, je n'avais pas de travail, j'ai continué à prendre des rendez-vous à la préfecture pour voir la situation et, à chaque fois, ils disent tout simplement : on ne sait pas, il faut attendre, il faut patienter. J'ai essayé toutes les méthodes : Défenseur des droits, des avocats... Le 15 décembre, j'ai expliqué la situation à une nouvelle agente à la préfecture et, avec un seul clic dans son ordinateur, elle m'a donné la prolongation du visa étudiant de 3 mois pour garder mes droits (donc ça se voit que ce n'était pas si difficile pour eux de nous régler la situation). La première des choses que j'ai réglée, c'était Visale pour le CROUS. Après, j'ai pu commencer un job étudiant. En février, j'ai fait une demande de renouvellement de prolongation en ligne via Démarches simplifiées mais sans réponse. En mars, vient la fin de la prolongation. J'ai pris un rendez-vous à la préfecture pour demander la prolongation sur place. J'ai eu la deuxième prolongation. Après 48 h, je l'ai reçue sur ANEF (pas sur Démarches simplifiées). J'ai continué à réserver des rendez-vous. Le 11 avril, j'avais le rendez-vous suivant avec la préfecture, et c'était la première fois que l'agent (la responsable de ce genre de dossier) transférait mon dossier vers un autre guichet. J'ai bien expliqué ma situation. Il a ouvert mon dossier du Passeport Talent et a trouvé la promesse d'embauche au lieu du contrat. Il m'a proposé de me rouvrir une rubrique pour mettre le contrat pour valider mon dossier. Là, j'ai expliqué que pour signer le contrat, je dois avoir le titre de séjour et vous me demandez le contrat, donc je suis dans une boucle infinie. Heureusement, il a bien compris mon dilemme. Il a validé mon dossier (dossier en apprentissage). Il m'a dit qu'il allait expliquer aux autres agents de me donner soit le Passeport Talent, soit l'APS pour que je puisse signer mon contrat. Le 15 mai, j'ai reçu un avis favorable du Passeport Talent d'un an au lieu de 4 ans, avec un timbre de 430 euros à payer (250 pour le titre et 130 d'amende de retard). En début août, j'ai réussi à trouver un travail avec un salaire moins élevé que celui demandé pour avoir le Passeport Talent. L'entreprise pense que je peux travailler avec mon titre actuel (Passeport Talent), alors que ce n'est pas le cas car il faut demander une autorisation de travail pour faire le changement de statut vers un contrat salarié pluriannuel. Donc, le problème actuel, je galère avec l'entreprise pour qu'elle me fasse l'autorisation de travail, sinon je risque d'avoir une OQTF.
Mon ESN risque de ne plus payer les salaires : est-ce que je dois démissionner ?
Depuis quelques mois, la situation financière de ma boîte se dégrade. Les salaires ont encore été versés récemment, mais uniquement grâce à des rentrées d’argent exceptionnelles. Aujourd’hui, nous avons très peu de missions et le patron nous a prévenus qu’il pourrait ne plus être en mesure de payer les prochains salaires. Il cherche des investisseurs et espère débloquer la situation prochainement. Sinon, il envisage notamment de proposer des congés sans solde. De mon côté, je cherche déjà ailleurs depuis quelque temps. Je suis ingénieur informatique junior et j’ai eu quelques entretiens, mais mon préavis de 3 mois me ferme pas mal de portes. Je n’ai pas suffisamment d’épargne pour pouvoir me permettre de rester plusieurs mois sans revenus. Le problème, c’est que je ne sais pas si je dois démissionner avant de retrouver un poste, afin d’être disponible immédiatement, ou continuer à attendre en prenant le risque que la situation de mon entreprise empire. Est-ce qu’une démission dans ce contexte permet quand même de toucher le chômage ? Une rupture conventionnelle me paraît compliquée vu les finances de l’entreprise. Existe-t-il d’autres possibilités si les salaires commencent réellement à ne plus être versés ? Et surtout, est-ce que le fait d’avoir démissionné peut être mal interprété par les futurs recruteurs ? Je crains qu’ils se demandent pourquoi je suis parti sans avoir de poste derrière, ou que mon ancienne entreprise présente simplement mon départ comme une démission volontaire sans mentionner ses difficultés financières. Vous feriez quoi à ma place : attendre, démissionner ou essayer de trouver une autre solution ?
Mutuelle dentaire sans délai de carence : soins urgents, prise en charge immédiate et résiliation après l’adhésion
J’avais de fortes douleurs à une dent, avec une infection importante. En consultant le dentiste, il m’a expliqué qu’il fallait enlever l’ancienne prothèse, la tige et la couronne, effectuer les soins nécessaires, puis poser une nouvelle couronne. Le coût total était assez élevé et, bien sûr, je n’avais pas les moyens de payer une telle somme. J’avais donc deux choix : soit faire enlever la dent, soit trouver une solution pour pouvoir la soigner. J’ai donc cherché une mutuelle qui proposait une prise en charge immédiate, sans délai de carence, notamment pour les soins dentaires. J’ai finalement souscrit à une mutuelle qui me permettait de bénéficier rapidement de la couverture nécessaire pour effectuer mes soins. Environ un mois plus tard, j’ai eu accès à une mutuelle d’entreprise obligatoire par l’intermédiaire de mon employeur. Elle était également moins chère que la première mutuelle. Je souhaitais donc résilier ma première mutuelle sans devoir continuer à la payer pendant toute l’année. J’ai utilisé mon adhésion à la mutuelle obligatoire de mon employeur comme motif de résiliation. Cela m’a permis de résilier la première mutuelle quelques mois seulement après mon adhésion, alors que, dans une situation normale, il aurait fallu attendre la date à laquelle la résiliation était possible. À retenir : si vous avez des soins dentaires importants à effectuer rapidement, pensez à vérifier attentivement les garanties de la mutuelle, notamment l’existence d’un délai de carence et les conditions de prise en charge des couronnes et prothèses dentaires.