Mon ESN risque de ne plus payer les salaires : est-ce que je dois démissionner ?
Depuis quelques mois, la situation financière de ma boîte se dégrade. Les salaires ont encore été versés récemment, mais uniquement grâce à des rentrées d’argent exceptionnelles. Aujourd’hui, nous avons très peu de missions et le patron nous a prévenus qu’il pourrait ne plus être en mesure de payer les prochains salaires. Il cherche des investisseurs et espère débloquer la situation prochainement. Sinon, il envisage notamment de proposer des congés sans solde. De mon côté, je cherche déjà ailleurs depuis quelque temps. Je suis ingénieur informatique junior et j’ai eu quelques entretiens, mais mon préavis de 3 mois me ferme pas mal de portes. Je n’ai pas suffisamment d’épargne pour pouvoir me permettre de rester plusieurs mois sans revenus. Le problème, c’est que je ne sais pas si je dois démissionner avant de retrouver un poste, afin d’être disponible immédiatement, ou continuer à attendre en prenant le risque que la situation de mon entreprise empire. Est-ce qu’une démission dans ce contexte permet quand même de toucher le chômage ? Une rupture conventionnelle me paraît compliquée vu les finances de l’entreprise. Existe-t-il d’autres possibilités si les salaires commencent réellement à ne plus être versés ? Et surtout, est-ce que le fait d’avoir démissionné peut être mal interprété par les futurs recruteurs ? Je crains qu’ils se demandent pourquoi je suis parti sans avoir de poste derrière, ou que mon ancienne entreprise présente simplement mon départ comme une démission volontaire sans mentionner ses difficultés financières. Vous feriez quoi à ma place : attendre, démissionner ou essayer de trouver une autre solution ?
3 réponses
Juridiquement, le non paiement du salaire est une "cessation de paiement", ça peut déclencher un redressement judiciaire puis une liquidation si la boîte ne se redresse pas. Dans les deux cas, tes salaires impayés restent dus et sont garantis par l'AGS, qui les prend en charge même si l'entreprise n'a plus un centime, sauf si le travail n'était pas déclaré, ce qui n'est pas ton cas. Si le non-paiement dure environ deux mois, tu peux aussi faire une prise d'acte de la rupture pour faute grave de l'employeur, c'est rapide et peu coûteux, contrairement à la résiliation judiciaire qui est plus lente. Sur la rupture conventionnelle : ne l'écarte pas trop vite, en tant que junior avec peu d'ancienneté, l'indemnité légale à verser serait minime, et si tu es actuellement interco, ton patron pourrait même avoir intérêt à s'en débarrasser rapidement, même à trésorerie tendue. Enfin, côté recruteurs, ce genre de départ ne se lit pas comme un red flag : documenter que l'entreprise avait des retards de paiement est un motif de départ tout à fait légitime et assez répandu, surtout en ESN.
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Concentre-toi sur la recherche d'un nouveau poste plutôt que sur une stratégie de sortie. Et ton préavis n'est pas figé : une entreprise qui n'a plus les moyens de te payer pendant 3 mois a souvent intérêt à le raccourcir plutôt qu'à s'y accrocher.
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Laisse un peu de temps pour voir si la situation se redresse, si dans un mois rien n'a bougé, tu aviseras. En attendant, tu peux aussi signaler le non-paiement à l'inspection du travail, ça peut faire accélérer les choses de son côté
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Changement de statut étudiant vers passeport talent à Marseille : près d'un an sans titre de séjour
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J'ai réussi à trouver un travail avec Passeport Talent (que j'ai perdu après 1 mois dans la période d'essai, car le client a voulu juste un remplaçant le temps qu'un autre arrive). C'est là qu'il m'est venu l'idée de faire la demande du Passeport Talent en ligne. Dans le dossier, j'ai mis l'attestation employeur. Ils m'ont répondu dans les 24 h pour dire que l'attestation employeur devait être tamponnée. J'ai refait la demande auprès de l'entreprise, puis j'ai refait la demande en ligne pour le Passeport Talent. Après 48 h, ils m'ont demandé aussi le contrat. Comme je n'avais pas de papier, je ne pouvais pas signer un contrat. La solution était de déposer la promesse d'embauche au lieu du contrat le 28 octobre. Depuis cette date jusqu'à avril 2026, silence radio, aucune réponse. À ce moment-là, le CROUS demande la garantie Visale de la nouvelle année 2026 et puisque je n'ai pas de séjour, donc pas de Visale, j'ai commencé la guerre. Je recevais chaque semaine des mails et des réponses. J'ai fait un mail où je me suis engagé à payer à temps mon logement et, dès que je recevais la réponse du titre de séjour, je leur faisais parvenir. J'ai perdu la CAF, je n'avais pas de travail, j'ai continué à prendre des rendez-vous à la préfecture pour voir la situation et, à chaque fois, ils disent tout simplement : on ne sait pas, il faut attendre, il faut patienter. J'ai essayé toutes les méthodes : Défenseur des droits, des avocats... Le 15 décembre, j'ai expliqué la situation à une nouvelle agente à la préfecture et, avec un seul clic dans son ordinateur, elle m'a donné la prolongation du visa étudiant de 3 mois pour garder mes droits (donc ça se voit que ce n'était pas si difficile pour eux de nous régler la situation). La première des choses que j'ai réglée, c'était Visale pour le CROUS. Après, j'ai pu commencer un job étudiant. En février, j'ai fait une demande de renouvellement de prolongation en ligne via Démarches simplifiées mais sans réponse. En mars, vient la fin de la prolongation. J'ai pris un rendez-vous à la préfecture pour demander la prolongation sur place. J'ai eu la deuxième prolongation. Après 48 h, je l'ai reçue sur ANEF (pas sur Démarches simplifiées). J'ai continué à réserver des rendez-vous. Le 11 avril, j'avais le rendez-vous suivant avec la préfecture, et c'était la première fois que l'agent (la responsable de ce genre de dossier) transférait mon dossier vers un autre guichet. J'ai bien expliqué ma situation. Il a ouvert mon dossier du Passeport Talent et a trouvé la promesse d'embauche au lieu du contrat. Il m'a proposé de me rouvrir une rubrique pour mettre le contrat pour valider mon dossier. Là, j'ai expliqué que pour signer le contrat, je dois avoir le titre de séjour et vous me demandez le contrat, donc je suis dans une boucle infinie. Heureusement, il a bien compris mon dilemme. 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Mutuelle dentaire sans délai de carence : soins urgents, prise en charge immédiate et résiliation après l’adhésion
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Cartes de séjour et droit au travail : étudiant, salarié, passeport talent, résident, naturalisation
Un sujet revient souvent : avec ma carte de séjour, est-ce que je peux travailler ? Puis-je avoir 2 emplois ? Puis-je être auto-entrepreneur ? Voici les principales différences : Carte de séjour étudiant (1 ou 2 ans) - Permet d’étudier et de travailler, y compris avec plusieurs emplois, dans la limite de 964 h/an. - Le dépassement peut entraîner des problèmes avec la préfecture, voire un risque d’OQTF. - Permet également, sous les conditions applicables, d’avoir un statut d’auto-entrepreneur pour des prestations de services ou des missions d’intérim (cours particuliers, nettoyage, restauration...). - Permet de voyager dans l’espace Schengen. Attention toutefois aux absences prolongées : ne pas dépasser 6 mois hors de France pour éviter des problèmes lors du renouvellement. Carte de séjour salarié (4 ans) - Permet de travailler dans le cadre de l’emploi autorisé, en CDI ou CDD. - Il est possible de cumuler un CDI avec un CDD ou de l’intérim, sous conditions : maximum 48 h/semaine et 44 h/semaine en moyenne sur 12 semaines consécutives. - Exemple : CDI dans le BTP 38 h/semaine + CDD/intérim chez McDonald's 10 h/semaine. Sur 12 semaines, il ne faut pas dépasser 528 h au total. - Le cumul ne doit notamment pas être en concurrence avec l’employeur et les règles relatives aux autorisations de travail doivent être respectées. - Ce titre ne permet pas librement de devenir auto-entrepreneur ou freelance. - Attention également aux absences prolongées hors de France et aux démarches d’autorisation de travail en cas de changement ou de cumul d'emploi, selon la situation. Passeport talent (4 ans) - Permet, sous les conditions prévues, d'accéder directement à ce titre après les études lorsque le seuil requis est atteint. - Il offre davantage de souplesse concernant l'autorisation de travail lors d'un changement ou d'un cumul d'emploi. - Il reste toutefois fortement déconseillé de travailler dans une activité sans rapport avec le motif du titre, car cela peut poser problème lors du renouvellement. - Il permet notamment, sous conditions, de faire venir son conjoint depuis l'étranger. Cela ne concerne pas automatiquement les parents, frères, sœurs ou autres membres de la famille. - Les règles dépendent de la catégorie précise du passeport talent. Carte de résident (10 ans) Elle offre beaucoup plus de liberté professionnelle : - cumul CDI + autre CDI à temps partiel, CDD ou intérim ; - auto-entrepreneur et freelance ; - création d'une société ; - changement d'employeur sans nouvelle autorisation de travail dans les conditions applicables. - Elle offre une liberté professionnelle beaucoup plus importante qu'une carte de séjour temporaire. - Attention toutefois aux règles concernant les absences : une absence prolongée peut entraîner la perte du titre, notamment au-delà de 3 années consécutives hors de France selon les conditions applicables. Nationalité française Elle reprend les possibilités professionnelles de la carte de résident, avec des droits supplémentaires : - démarches administratives souvent facilitées ; - davantage de possibilités professionnelles dans les autres pays de l'Union européenne ; - certains employeurs étrangers préfèrent recruter un citoyen européen plutôt qu'une personne ayant uniquement un titre de séjour français, même valable 10 ans. - L'avantage de la nationalité ne se limite donc pas aux voyages : les possibilités professionnelles et la mobilité en Europe sont également importantes. En revanche, l'idée selon laquelle un CDI stable permet automatiquement d'obtenir un visa dans n'importe quel pays du monde est fausse : chaque pays possède ses propres conditions d'entrée, de séjour et de travail. Pour les autres titres de séjour (auto-entrepreneur, vie privée et familiale, etc.), les règles sont spécifiques. Le mieux est de vérifier directement auprès de la préfecture ou des sources officielles.
Titre de séjour APS : pas besoin d'autorisation de travail pour un premier CDD
Après mes études, j'avais un titre de séjour APS (Autorisation Provisoire de Séjour). J'ai décroché mon premier CDD, mais avant de commencer, l'entreprise voulait demander l'autorisation de travail auprès de la préfecture, une démarche obligatoire pour la plupart des titres de séjour. Cette procédure prend du temps (l'attestation peut demander des dizaines de jours), ce qui peut réduire la durée effective du contrat ou créer un conflit avec l'employeur si le poste doit démarrer rapidement. Or, avec le titre APS, il est possible de commencer à travailler directement, sans avoir besoin de cette autorisation de travail, à condition que l'emploi soit en lien avec la formation suivie et que la rémunération soit au moins égale à 1,5 fois le SMIC mensuel brut (soit environ 2 800 € brut/mois en 2026). Dans ce cas, l'administration ne peut pas s'opposer à l'embauche, ce que la plupart des services RH ignorent. Je recommande donc de bien informer votre employeur de cette spécificité dès la signature du contrat, pour éviter tout retard inutile au démarrage.