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ExpérienceSéjour / immigrationMarseille

Changement de statut étudiant vers passeport talent à Marseille : près d'un an sans titre de séjour

abdoPublié le 5 septembre 2026

J'étais étudiant avec un visa. Après mon stage, j'ai reçu une promesse d'embauche verbalement en juin (erreur n°1 : il fallait demander une promesse écrite). J'avais deux choix : demander l'APS (récépissé) ou une prolongation. Je me suis dit que si je demandais la prolongation, je resterais étudiant, et pour éviter d'entrer dans des procédures compliquées avec l'entreprise — comme demander un CDD le temps de faire le changement de statut, puis repasser en CDI — j'ai directement fait ma demande d'APS en juillet par la poste, en pensant que ça serait traité rapidement, que j'aurais un récépissé et que je pourrais travailler sans attendre l'autorisation de travail. J'ai oublié de remplir le formulaire précisant si je voulais renouveler en tant qu'étudiant ou faire un changement de statut (erreur n°2). L'agent de la préfecture a donc compris que je voulais renouveler mon titre en tant qu'étudiant, alors que je voulais changer vers l'APS. Ils m'ont retourné le dossier en septembre. J'ai pris rendez-vous pour régler le problème, ils m'ont donné le formulaire pour indiquer que je voulais l'APS, et j'ai tout renvoyé par la poste (la préfecture de Marseille ne prend plus les demandes d'APS sur place) fin septembre. Depuis ce moment-là, je me suis retrouvé sans papiers, sans argent. Heureusement pour le logement, j'étais au CROUS, qui avait validé mon dossier en mai pour l'année suivante, avant que mon visa étudiant n'expire fin août. En parallèle, je passais des entretiens pour trouver un travail dans mon domaine, en expliquant aux recruteurs que j'avais fait ma demande et que j'attendais la réponse. J'ai fini par trouver un travail avec un passeport talent. C'est là que j'ai eu l'idée de faire la demande de passeport talent en ligne, pensant l'obtenir avant même que la préfecture ne valide mon APS. J'ai donc demandé le passeport talent, en joignant une attestation employeur. On m'a répondu 24 jours plus tard que l'attestation devait être tamponnée. J'ai refait la demande auprès de l'entreprise, puis en ligne. 48h après, on m'a aussi demandé le contrat — mais sans titre de séjour, je ne pouvais pas signer de contrat. La solution a été de déposer la promesse d'embauche à la place, le 28 octobre. Depuis cette date jusqu'en avril 2026 : silence radio, aucune réponse. À ce moment-là, le CROUS a demandé la garantie Visale pour la nouvelle année, et comme je n'avais pas de titre de séjour, je ne pouvais pas avoir de Visale. J'ai commencé « la guerre » : des mails chaque semaine, avec des réponses à chaque fois. J'ai écrit que je m'engageais à payer dès que je recevrais mon titre de séjour. J'ai perdu la CAF, je n'avais pas de travail. J'ai continué à prendre des rendez-vous à la préfecture, et à chaque fois on me répondait : « on ne sait pas, il faut attendre, il faut patienter, au suivant ». J'ai essayé toutes les méthodes : Défenseur des droits, avocats... Le 15 décembre, j'ai expliqué ma situation à une nouvelle agente de la préfecture, qui, en un seul clic sur son ordinateur, m'a donné une prolongation de 3 mois de mon visa étudiant pour préserver mes droits. La première chose que j'ai réglée : la Visale pour le CROUS. Après ça, j'ai pu commencer un job étudiant. En février, j'ai fait une demande de renouvellement de la prolongation en ligne via Démarches simplifiées, sans réponse. En mars, à la fin de la prolongation, j'ai pris rendez-vous sur place à la préfecture : j'ai obtenu une deuxième prolongation, reçue 48h après sur l'ANEF (pas sur Démarches simplifiées). J'ai continué à réserver des rendez-vous. Le 11 avril, c'était la première fois que l'agente responsable de ce type de dossier m'a transféré vers un autre guichet. J'ai bien expliqué ma situation. L'agent a ouvert mon dossier de passeport talent, trouvé la promesse d'embauche au lieu du contrat, et m'a proposé de rouvrir une rubrique pour ajouter le contrat. Je lui ai expliqué que pour signer un contrat, il me fallait un titre de séjour, mais qu'on me demandait un contrat pour l'obtenir — j'étais dans une boucle infinie. Il a bien compris mon dilemme et a validé mon dossier (dossier en apprentissage), en me disant qu'il expliquerait à l'autre agent de me donner soit le passeport talent, soit l'APS, pour que je puisse signer mon contrat. Le 15 mai, j'ai reçu un avis favorable pour le passeport talent, d'une durée d'un an au lieu de quatre, avec un timbre de 430 euros à payer (250 euros pour le titre, 130 euros d'amende de retard). Début août, j'ai trouvé un travail, mais avec un salaire inférieur à celui requis pour le passeport talent. L'entreprise pense que je peux travailler avec mon titre actuel, alors que ce n'est pas le cas : il faut une autorisation de travail pour un changement de statut vers un contrat salarié pluriannuel. Le problème actuel : je galère à faire faire cette autorisation de travail par l'entreprise, sinon je risque un OQTF.

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Franchement, j’ai vécu une vraie galère pour me marier à la mairie des 2e et 3e arrondissements de Marseille. J’avais préparé tous les documents nécessaires pour moi et ma femme, en pensant que tout allait passer crème. On n’avait absolument aucun doute sur le fait que le dossier pouvait être bloqué… et pourtant, ça s’est bloqué deux fois. La première fois, en arrivant à la mairie, ils ont relevé un problème concernant le nom composé de ma femme. Sur certains documents, son nom composé était écrit en un seul mot, alors que sur sa copie intégrale d’acte de naissance, les deux parties du nom étaient séparées. Pourtant, il s’agissait exactement du même nom composé et de la même personne. Malgré cela, ils nous ont demandé de retourner au consulat marocain pour obtenir un document officiel prouvant qu’il s’agissait bien de la même personne. Ensuite, il fallait reprendre un autre rendez-vous à la mairie. Lors du deuxième rendez-vous, ils ont trouvé un autre problème : son lieu de naissance et son lieu de résidence au Maroc ne correspondaient pas exactement. Pourtant, c’était la même adresse et il n’y avait jamais eu de changement d’adresse. Le problème venait simplement du fait que sur un document, seule une partie de l’adresse était écrite, et sur un autre document, le reste de l’adresse apparaissait. Ils nous ont donc demandé de justifier le lien entre les deux. Finalement, nous avons dû faire modifier les informations au Maroc pour que l’adresse soit écrite exactement de la même manière partout. Ce qui était vraiment difficile, c’est que certaines remarques nous ont semblé très déplacées, voire discriminatoires. Par exemple, ils nous disaient directement : « Vous pouvez rentrer chez vous pour vous marier ». Franchement, j’ai eu l’impression qu’ils compliquaient énormément les choses. Mon conseil : avant de partir à votre rendez-vous, analysez absolument tous vos documents dans les moindres détails. Il ne faut laisser aucune incohérence, même minime : un nom écrit légèrement différemment, une adresse abrégée ou une information formulée autrement… tout peut devenir un motif de blocage.

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