Les 964 heures de l'étudiant étranger
Un étudiant non européen peut travailler 964 h par an sans autorisation. Le décompte ne part pas du 1er janvier — et le dépassement coûte le titre de séjour.
Mis à jour le 12 septembre 2026
Un étudiant étranger non européen a le droit de travailler en France sans demander d'autorisation de travail. Mais dans une limite précise, et selon un calendrier que presque personne ne calcule correctement.
La limite
964 heures par an, soit 60 % de la durée annuelle légale de travail.
Elle s'applique si tu détiens un VLS-TS étudiant validé ou une carte de séjour étudiant.
Le piège du calendrier
Ces 964 heures ne se comptent pas par année civile.
Le décompte démarre à la délivrance de la carte, ou à la validation du VLS-TS.
Exemple concret : titre délivré le 1er septembre 2025 ? Tu disposes de 964 heures jusqu'au 31 août 2026. Pas jusqu'au 31 décembre.
C'est l'erreur classique de celui qui enchaîne les contrats d'été : il raisonne en année civile, et il dépasse sans le savoir.
Ce que coûte le dépassement
Ce n'est pas une amende. C'est le titre de séjour.
Le non-respect de cette limite expose au retrait du titre et au refus de son renouvellement.
Autrement dit, quelques heures de trop peuvent mettre fin à ton séjour en France.
Comment tenir le compte
Additionne les heures de tous tes employeurs, pas de chacun séparément. Le plafond est global.
Garde un tableau à jour à partir de tes bulletins de paie, avec la date de départ de ta période. C'est cinq minutes par mois, et c'est ce qui te protège lors du renouvellement.
Les contrats qui échappent au plafond
L'alternance change la donne : le contrat d'apprentissage et le contrat de professionnalisation permettent, sous conditions, de travailler au-delà des 964 heures.
Si ton volume de travail approche du plafond, c'est la voie à explorer sérieusement plutôt que de rogner sur les heures.
Sources officielles
Cette fiche donne une information générale, à jour à la date indiquée. Elle ne remplace pas un conseil adapté à ta situation : pour un cas précis, adresse-toi au conseil de prud'hommes, à un syndicat ou à un avocat.
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