La cessation des paiements
Le point de bascule. Le dirigeant a 45 jours pour le déclarer au tribunal — au-delà, il s'expose à une interdiction de gérer.
Mis à jour le 12 septembre 2026
La cessation des paiements, c'est le moment où l'entreprise ne peut plus faire face à ce qu'elle doit avec les moyens dont elle dispose.
Les 45 jours
Le dirigeant doit demander l'ouverture d'un redressement judiciaire au plus tard dans les 45 jours qui suivent la cessation des paiements.
Le même délai vaut pour la liquidation judiciaire : la procédure doit être demandée dans les 45 jours suivant la cessation des paiements.
Ce que risque un dirigeant qui tarde
Ce n'est pas une formalité. Le dirigeant qui a sciemment tardé à demander l'ouverture peut être condamné par le tribunal à une interdiction de gérer, diriger ou administrer une entreprise commerciale, artisanale ou agricole.
C'est la raison pour laquelle il ne faut pas attendre : déclarer tôt protège aussi le dirigeant.
La démarche
Elle s'appelle la déclaration de cessation des paiements, plus connue sous le nom de dépôt de bilan. Un formulaire Cerfa dédié existe.
Ce que ça déclenche
Selon que le redressement paraît possible ou non, le tribunal ouvre un redressement judiciaire ou une liquidation judiciaire.
Pour un salarié
La cessation des paiements de ton employeur est le point de départ du circuit qui protège tes salaires : c'est l'ouverture de la procédure qui rend possible l'intervention de l'AGS.
Sources officielles
Cette fiche donne une information générale, à jour à la date indiquée. Elle ne remplace pas un conseil adapté à ta situation : pour un cas précis, adresse-toi au conseil de prud'hommes, à un syndicat ou à un avocat.
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